Un peu d'histoire

Un dimanche matin d’avril 1945 un bombardier de l’armée américaine faisait un atterrissage forcé, sur le ventre, dans un champ près de la ferme du Terreau. Il existe sur la commune, ou alentour, des personnes, ayant vécu cet événement, d’autres en ayant entendu parler ou connaissant des anecdotes, des faits, même minimes s’y rapportant. La carcasse de l’avion, est restée longtemps sur place avant de partir en morceaux. Peut-être existe-t-il encore des restes dans les environs, peut-être des habitants ont-ils conservé des « souvenirs », par exemple des appareils du tableau de bord, des morceaux d’aile ou de carlingue qui ont été réutilisés? La date exacte de l’atterrissage n’est pas connue. Le type de l’avion n’est pas certain. Sa mission, si près de l’armistice est inconnue. Il serait intéressant de reconstituer ce moment d’histoire contemporaine qui s’est passé sur notre commune.

 

La photo ci-dessus a été prise par Marcel Guillaumot, photographe de St Honoré. Il en existe peut-être d’autres, d’amateurs ou de professionnels. Les photos de M. Guillaumot seront exposées à La Poste. Beaucoup de figurants sont reconnaissables. Qui sont-ils?

Pour toute information ou témoignage s’adresser à:

Jean-Claude NEANT, 06 37 04 36 50, ou à la Mairie.


Vandenesse va rendre hommage à quatre poilus dont les noms viennent d'être gravés sur le monument aux morts

Vandenesse va rendre hommage à quatre poilus dont les noms viennent d'être gravés sur le monument aux morts
« La liberté ce n’est pas s’incliner, c’est refuser et remercier. » L’extrait d’un poème qui sera lu par un enfant devant le monument où ont été ajoutés les noms. © Droits réservés

Joseph Bouillot, Rémi Carré, Paul Darras et Edmond Delaby ont-ils été oubliés ? Inscrits sur d'autres monuments que celui de Vandenesse ? Raymond Pétrus, responsable du comité local du Souvenir français, avait découvert ces quatre oublis parmi les victimes de la Première Guerre mondiale. La municipalité et en particulier Jean-Claude Néant ont continué les recherches. Un hommage sera rendu à ces quatre poilus dont les noms viennent juste d’être gravés sur le monument aux morts, samedi 1er décembre, à 10 h, au cimetière.

À Vandenesse, à la fin de la Première Guerre mondiale, une première plaque avait été apposée dans l'église avec les noms de trente soldats du village morts pour la France.

Quelques années plus tard, une souscription a permis d'aider la municipalité d'alors à ériger un monument dans le cimetière. Cinquante-cinq noms y ont été gravés. Cinquante-cinq jeunes hommes officiellement morts pour la France. Dix-neuf d'entre eux n'étaient pas nés à Vandenesse, mais ils y avaient tous leur dernier domicile.

On sait aussi que vingt-sept soldats nés à Vandenesse sont inscrits sur d'autres monuments, probablement sur leur lieu de résidence au moment de l'incorporation.

Et c'est en pensant à eux que se dérouleront ces cérémonies, à partir de 10 h, au cimetière.

Joseph Bouillot : Il est né à Vandenesse en 1883. Ses parents étaient fermiers à la Grand Cintre. À 19 ans, il s'engage pour quatre ans. Il participe aux campagnes d'Indochine où il est secrétaire d'état-major auprès du général commandant le corps d'armée. Il revient en France en 1906 et se marie avec une fille originaire de Préporché, Marie-Marguerite Provot. Puis il est rappelé à l'armée par la mobilisation générale en août 1914. Affecté au 9e régiment d'infanterie coloniale, il repart au Vietnam où il décède en 1916. Sans jamais être revenu en France. La mention Mort pour la France a été validée le 20 mai 2014.

Rémi, Eugène Carré : Il est né à Paris en 1879. Il était marié. Caporal, il est mort dans la Marne à la suite d'une fracture du crâne due à l'éboulement d'un abri.

Paul, Louis, Henri Darras : Il est né en 1889 à Arras. Il sera tué en octobre 2016 à Douaumont. Décoré de la croix de guerre, il était un zouave.

Edmond, Amédée Delaby Pupille de l'assistance publique, il est né en 1888. Placé à Tamnay-en-Bazois, il effectue deux ans de service militaire jusqu'en 1911. Il se marie à Vandenesse un an plus tard avec Charlotte, Henriette, Marceline Poiret. Il disparaît au champ d'honneur dans la Meuse en 1915, sans jamais avoir vu sa petite fille, Clotilde, qui mourra deux mois après lui. L'armée française versera 150 francs à sa veuve en 1916.